On le retrouve dans tous les placards, il accompagne aussi bien un curry qu’un poisson vapeur, et pourtant… Tous les riz ne se valent pas, surtout quand on regarde ce qu’ils contiennent réellement. Certaines variétés sont même pointées du doigt par les spécialistes pour leur forte teneur en pesticides.
Un riz du quotidien devenu trop transformé
Le riz est souvent vu comme un aliment neutre, sain, facile à digérer et à cuisiner. Mais selon certaines diététiciennes-nutritionnistes, sa qualité dépend largement de sa méthode de culture et de transformation. Et là, le bât blesse.
Le riz basmati non bio, pourtant très populaire dans nos rayons, serait l’un des plus contaminés. Cultivé dans des zones où les méthodes intensives sont monnaie courante, il est régulièrement exposé à des pesticides nocifs, dont le tébuconazole et la cyperméthrine, des substances classées parmi les plus préoccupantes en matière de santé publique.
D’après une étude récente relayée en 2024, le basmati non bio figurerait en tête des riz les plus chargés en résidus chimiques. Une réalité peu connue, mais qui mérite qu’on y regarde de plus près avant de remplir son caddie.
Pourquoi privilégier les riz bio et moins transformés
Heureusement, il existe des alternatives saines et savoureuses. Le riz basmati bio, par exemple, reste une option fiable. Exempt de traitements chimiques, il conserve son profil nutritionnel intact, avec un index glycémique plus bas et une meilleure teneur en fibres, surtout lorsqu’il est consommé en version semi-complet ou complet.
D’autres variétés peuvent aussi être intéressantes, comme le riz de Camargue, issu de cultures non intensives et surveillées de près. Les riz thaïs bio, souvent moins transformés, sont également de bons élèves sur le plan nutritionnel.
Ce qu’il faut retenir ? Ce n’est pas tant la variété en soi qui est problématique, mais la manière dont elle est produite et transformée. Plus un riz est raffiné, plus il perd ses nutriments, notamment le magnésium, les vitamines du groupe B, et les fibres alimentaires. Résultat : une assiette qui rassasie moins, fait grimper la glycémie, et n’apporte pas grand-chose sur le plan de la santé.
L’effet invisible mais réel des traitements chimiques
Manger du riz contaminé ne provoque pas d’effet immédiat spectaculaire. Mais sur le long terme, l’accumulation de résidus de pesticides dans l’organisme peut contribuer à des troubles digestifs, des perturbations hormonales, voire des risques accrus de certaines pathologies.
La vigilance est donc de mise, surtout si le riz fait partie de votre alimentation régulière. En optant pour des produits certifiés bio, on limite considérablement son exposition à ces substances.
En résumé, mieux vaut miser sur un riz bio, complet et issu de cultures respectueuses de l’environnement. Cela ne change pas seulement le goût dans l’assiette, mais peut aussi faire une vraie différence pour votre santé, sur le long terme. Comme souvent, la qualité l’emporte sur la quantité.
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Une publication partagée par Selia & Wilson | Mama’s Pantry (@mamaspantry_off)

Marie Reynaud est rédactrice web spécialisée dans la cuisine japonaise, et plus particulièrement l’univers raffiné des sushis. Elle collabore avec des sites dédiés à la gastronomie nippone, où elle partage son expertise sur les techniques de préparation, les ingrédients traditionnels et les subtilités culturelles liées à cet art culinaire.


