Qui n’a jamais versé trop d’eau dans sa casserole de riz, ou au contraire, pas assez ? Un chef dévoile une astuce redoutablement simple pour obtenir à coup sûr une cuisson parfaite, sans balance ni verre doseur. À vos casseroles !
Rincer le riz, un réflexe de chef
Avant même de parler de cuisson, il y a un geste que beaucoup négligent, et pourtant il change tout : rincer le riz. Trois fois, pas moins. Pourquoi autant ? Parce que ce rinçage élimine l’excès d’amidon qui enrobe les grains. Ce film naturel est responsable du fameux riz collant que l’on redoute lorsqu’on souhaite un résultat léger et aéré.
C’est particulièrement vrai pour le riz blanc, mais aussi pour des variétés comme le basmati, qui gagnent en finesse une fois rincées.
La bonne quantité d’eau ? Votre doigt comme jauge
Oubliez la casserole remplie d’eau comme pour les pâtes. Pour le riz, le but est qu’il absorbe l’eau jusqu’à la dernière goutte, sans être noyé. Et pour cela, inutile de sortir votre verre doseur : votre index suffit.
Une fois le riz bien rincé et versé dans la casserole, posez le bout de votre doigt à la surface du riz. Ajoutez de l’eau jusqu’à atteindre la moitié de la première phalange. Cette méthode fonctionne pour la plupart des variétés, qu’il s’agisse de riz blanc, de riz basmati, ou même de riz complet.
Une cuisson douce et maîtrisée
Place à la cuisson. Commencez par porter l’eau à ébullition à feu vif et à couvert. Dès que l’eau bout, baissez immédiatement sur feu doux, sans jamais soulever le couvercle. L’idée ? Conserver toute la vapeur, qui va terminer la cuisson en douceur.
Comptez environ 10 à 15 minutes pour du riz blanc, et 20 à 25 minutes pour du riz complet. Ce dernier est plus long à cuire en raison de sa cosse naturelle, qui agit comme une barrière protectrice et ralentit la pénétration de l’eau.
L’astuce finale : le coup de fourchette
Une fois le feu éteint, ne servez pas tout de suite. Prenez une fourchette (et non une cuillère !) et remuez délicatement les grains pour les aérer. Ce petit geste stoppe la cuisson, évite que les grains ne collent entre eux, et donne à votre riz une texture parfaite.
Simple, économique et efficace, cette technique vous permet de préparer un riz moelleux, bien cuit, sans excès d’eau ni cuisson hasardeuse. Alors la prochaine fois que vous sortez votre sachet de riz, pensez à votre demi-phalange : elle pourrait bien devenir votre meilleur outil de mesure.

Marie Reynaud est rédactrice web spécialisée dans la cuisine japonaise, et plus particulièrement l’univers raffiné des sushis. Elle collabore avec des sites dédiés à la gastronomie nippone, où elle partage son expertise sur les techniques de préparation, les ingrédients traditionnels et les subtilités culturelles liées à cet art culinaire.


